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I. Avant de lire.
A. Glossaire. Le code
émis par le SADC comprend aussi un glossaire des termes les
plus importants. Examinez-le avant de lire les extraits du code.
B. Anticipation. Dans
le cours de la professeure Scott, vous parlez en ce moment des différents risques
auxquels s'expose une firme multinationale, ou même une firme qui exporte ou qui importe
grand nombre de produits. Avant de lire le code promulgué par le SADC, considérez
les expressions en anglais essentielles à une discussion de ce sujet. Faites-en une
liste. En lisant, essayez d'en trouver les équivalents en français.
B. Le texte. Voici des
extraits du code. Le texte a l'air long, mais ne vous découragez pas -- il y a bien
des répétitions!
Code
des pratiques commerciales et financières saines
GESTION DU RISQUE DE CHANGE
INTRODUCTION
En vertu de sa loi constitutive, la Société
d'assurance-dépôts du Canada (la « SADC » ou la « Société ») a notamment pour
mission de participer à l'instauration d'un code des pratiques commerciales et
financières saines parmi les institutions membres...
...La Société...publie
à l'intention des institutions membres un document intitulé Code des pratiques
commerciales et financières saines : gestion du risque de change, pour les aider à
élaborer des politiques, techniques, procédures, règles et systèmes d'information en
matière de risque de change.
SOCIÉTÉ D'ASSURANCE-DÉPÔTS DU CANADA
GESTION DU RISQUE DE CHANGE
A. OBJET
Le présent document énonce les politiques et pratiques de
base que chaque institution membre de la Société d'assurance-dépôts du Canada (SADC)
doit intégrer à sa stratégie de gestion du risque de change, de même que les critères
de base qu'elle doit adopter pour gérer et contrôler avec prudence son risque de change.
...
B. DÉFINITION
Le risque de change se définit comme le risque qu'encourt
une institution en raison des fluctuations des cours de change. Toute fluctuation
défavorable des taux de change peut se traduire par une perte en dollars canadiens pour
l'institution.
Deux facteurs sont à l'origine du risque de change : la
non-concordance des devises liées aux éléments d'actif et de passif d'une institution
(inscrits ou non au bilan) et qui ne sont pas assujetties à un taux de change fixe par
rapport au dollar canadien, et la non-concordance des rentrées et des sorties de fonds en
devises. L'institution s'expose à ce risque tant qu'elle n'a pas couvert sa position en
devises. Peuvent notamment être à l'origine du risque de change les services et les
opérations de détail en monnaie étrangère, les opérations au comptant, les
opérations de change, les placements libellés en monnaie étrangère et les
investissements dans des filiales étrangères. Le montant sur lequel porte le risque
dépend de l'ampleur des fluctuations possibles des cours ainsi que du degré et de la
durée de l'exposition au risque de change.
C. STRATÉGIE DE GESTION DU RISQUE DE CHANGE
La gestion du risque de change, qui consiste à gérer avec
prudence des positions en devises de façon à contrôler, à l'intérieur de paramètres
donnés, les répercussions des fluctuations des taux de change sur la situation
financière d'une institution membre, est une composante fondamentale de la gestion saine
et prudente des institutions membres de la SADC qui procèdent à des opérations de
change.
...
i) Énoncé des principes et des objectifs en matière de risque de change
Avant de se donner des limites d'exposition au risque de
change et des moyens de contrôler la gestion de ce risque, toute institution membre doit
nécessairement fixer les objectifs de sa stratégie de gestion du risque de change et, en
particulier, évaluer sa volonté d'assumer ce risque.
La marge de manoeuvre dont chaque institution membre de la
SADC dispose à l'égard du risque de change variera en fonction de l'ampleur des autres
risques assumés (liquidité, risque de crédit, risque de taux d'intérêt et risque
d'investissement par exemple) et de sa capacité d'absorption des pertes éventuelles.
Comme pour tous les autres aspects de la gestion financière, il faut savoir doser risque
et rendement. Même s'il se peut qu'une institution membre élimine le risque de change en
évitant de s'y exposer ou en couvrant sa position, une solution de cet ordre peut ne pas
être souhaitable pour d'autres raisons financières valables. Par conséquent, la gestion
du risque de change ne doit pas viser forcément à la suppression pure et simple des
risques attribuables aux fluctuations de taux. Elle doit plutôt permettre à
l'institution de contenir les effets des fluctuations des taux de change dans des limites
qu'elle aura établies après un examen attentif des diverses conjonctures de taux
possibles.
ii) Limites en matière de risque de change [Etudiez
cette partie du code en détail.]
Chaque institution membre de la SADC doit établir des
limites prudentes et précises en matière de risque de change et veiller à ce que son
niveau d'exposition au risque ne dépasse pas ces limites. Le cas échéant, ces limites
doivent à tout le moins définir :
- les devises dans lesquelles il est permis à l'institution de
s'exposer au risque de change ;
- le niveau d'exposition au risque de change que l'institution
est prête à assumer, y compris ;
- les limites s'appliquant aux opérations entre les heures
d'ouverture des marchés, ainsi qu'aux opérations à terme, pour chaque devise ou paire
de devises dans laquelle l'institution est autorisée à s'exposer au risque de change ;
- les limites totales s'appliquant aux opérations entre les
heures d'ouverture des marchés, ainsi qu'aux opérations à terme, pour toutes les
devises dans lesquelles l'institution est autorisée à s'exposer au risque de change.
Pour établir ces limites, l'institution doit prendre en
considération les autres risques auxquels elle s'expose. Elle doit donc évaluer
différents facteurs tels que la suffisance du capital, la liquidité, la qualité du
crédit, le risque d'investissement et le risque de taux d'intérêt. Elle doit gérer ses
positions de change en tenant compte de sa capacité à les compenser rapidement au
besoin. De plus, ces limites doivent être réévaluées régulièrement pour tenir compte
des variations possibles de la volatilité des taux de change, ainsi que de la ligne de
conduite générale que l'institution s'est tracée en matière de risque de change et des
autres risques auxquels elle s'expose.
Les devises autorisées comprennent normalement les devises
dans lesquelles une institution peut être appelée à effectuer des opérations. Il
s'agit habituellement des devises dans lesquelles l'institution ou ses clients exercent
leurs activités commerciales.
Une institution devrait se doter de limites d'exposition au
risque de change qui s'appliquent autant aux risques spécifiques qui découlent du
commerce quotidien des devises (positions transactionnelles) qu'aux risques qui découlent
de la structure globale de ses éléments d'actif et de passif inscrits ou non au bilan
(positions structurelles ou de conversion). L'établissement de telles limites aidera à
vérifier si l'importance et la composition d'une position structurelle et d'une position
transactionnelle sont gérées et contrôlées de manière appropriée et prudente, et ne
déstabilisent pas l'exposition globale au risque de change de l'institution.
En général, les limites du risque sont établies en
fonction du rapport existant entre la position en devises et les bénéfices ou le
capital, ou selon le volume de devises, exprimé en montant absolu ou en nombre
d'opérations par exemple.
...
Pratiques de gestion et de contrôle du risque de change
...
ii) Contrôle des opérations de change
De façon générale, peu d'institutions membres de la SADC
devront utiliser tous les types de techniques ou d'instruments de couverture. Chacune
devrait envisager lesquels conviennent le mieux à la nature et à l'étendue de ses
opérations liées au risque de change, à la compétence et à l'expérience de ses
dirigeants et à la capacité de ses systèmes de contrôle du risque de change et
d'information en la matière.
Les instruments financiers servant de couverture ne
diffèrent pas, quant à la forme, de ceux qui sont utilisés pour se placer dans une
position de risque. Avant d'avoir recours à des produits de couverture, les institutions
membres doivent s'assurer qu'elles connaissent la technique de couverture et vérifier si
les instruments qu'elles utilisent répondent précisément à leurs besoins de couverture
de manière efficace et rentable.
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III. Discussion.
1. Quels facteurs sont à l'origine du risque de
change? Dans quelles situations une institution s'expose-t-elle à ce risque?
2. Quel est le but de la gestion du risque de change?
3. A quels autres risques une institution s'expose-t-elle?
4. «Limites en matière de risque de change»
- Quelles sont les fonctions des limites du risque de change?
- Quelles autres choses doit considérer une institution?
- Quelles sont les «devises autorisées»?
- Quelle est la différence entre les «positions
transactionnelles» et les «positions structurelles ou de conversion»?
5. Pourquoi les institutions doivent-elles, en général,
employer une variété de techniques de couverture?
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